Logoالأخبار
Projet intégré de transformation de phosphates : L’Algérie passe à la phase de réalisation

Projet intégré de transformation de phosphates : L’Algérie passe à la phase de réalisation

 Deux contrats stratégiques ont été signés avec des partenaires chinois et italien pour concrétiser l’un des plus grands projets structurants du pays. Le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présidé, hier, la cérémonie de signature de ces contrats relatifs au projet intégré des phosphates. Une étape-clé qui marque le passage à la phase de réalisation de ce mégaprojet minier et industriel.

Par H. Benilles

Dernière ligne droite pour la concrétisation du projet de transformation des phosphates du gisement de Blad El Hadba, dans la wilaya de Tébessa. Hier, le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présidé une cérémonie de signature de deux contrats entre Sonatrach et deux partenaires : l’Italien Saipem et le Chinois CHEC. La présence de plusieurs membres du gouvernement, parmi lesquels le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzerd, le ministre de l’Énergie, Mourad Adjal, ainsi que les ministres des Travaux publics, des Ressources en eau, des Mines et des Industries minières, confirme l’importance de cet événement. Les ambassadeurs de Chine et d’Italie en Algérie, le P-DG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, ainsi que les représentants des entreprises partenaires ont également pris part à cette cérémonie.

Un projet au cœur de la stratégie de diversification
Le premier contrat, signé entre Sonatrach et l’entreprise chinoise CHEC, porte sur la réalisation des installations portuaires de Annaba, un maillon logistique essentiel pour l’exportation des produits finis. Le second, conclu avec l’italien Saipem, concerne la construction des installations du projet sur les sites de Blad El Hadba (Tébessa) et d’Oued El Kébrit (Souk Ahras), selon la formule EPC FastTrack, qui garantit une exécution accélérée.
Dans son allocution, Mohamed Arkab a rappelé que ce projet s’inscrit dans la feuille de route tracée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à valoriser les ressources naturelles, développer l’industrie locale et réduire la dépendance aux hydrocarbures. «Le projet intégré des phosphates constitue un pilier fondamental de la stratégie de diversification de l’économie nationale», a-t-il déclaré, soulignant l’importance des réserves du bassin phosphatier oriental et leur complémentarité avec le potentiel gazier du pays.
Le projet repose sur quatre composantes : la mine de Blad El Hadba, les unités d’enrichissement du phosphate, le complexe chimique d’Oued El Kébrit et les infrastructures logistiques, dont l’extension du port de Annaba et le réseau ferroviaire. Objectif : créer une filière complète allant de l’extraction à la production d’engrais et de produits chimiques à forte valeur ajoutée.

Des délais ambitieux
L’adoption de la formule FastTrack vise à réduire les délais. Selon le calendrier annoncé, la production de phosphate enrichi débutera au premier trimestre 2027, suivie par celle des engrais au quatrième trimestre de la même année. À terme, le projet doit renforcer la sécurité alimentaire nationale, créer des milliers d’emplois et dynamiser l’économie des wilayas de l’Est.
Mohamed Arkab a salué la coopération avec les partenaires chinois et italien, insistant sur la dimension de transfert de technologie et de développement des compétences locales. «L’Algérie aspire à une coopération équilibrée, au service des intérêts communs et de l’attractivité du pays pour les grands investissements industriels», a-t-il conclu.
Ce projet, qui s’inscrit dans une vision intégrée de valorisation des ressources minières, devrait permettre à l’Algérie de s’imposer comme un acteur régional et international dans l’industrie des engrais et des produits chimiques. L’Algérie dispose d’importantes réserves de phosphates, mais elle reste l’un des seuls pays à vendre cette ressource dans son état brut.

H. B.

إقرأ أيضا