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Le Front Polisario réaffirme son engagement à coopérer avec l'ONU dans la perspective d'une décolonisation définitive
BIR LAHLOU (territoires sahraouis libérés) - Le Front Polisario a réaffirmé son engagement à coopérer avec l'Organisation des Nations unies (ONU) et le Conseil de sécurité pour parvenir à une solution juste, durable et définitive en vue de la décolonisation du Sahara occidental, tout en mettant en garde contre les tentatives de l'occupation marocaine d'imposer le principe du fait accompli et de porter atteinte aux fondements de l'opération politique supervisée par l'ONU. Dans un communiqué rendu public samedi, à la suite de la réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), le Front Polisario a assuré que le Conseil n'était pas parvenu à adopter une résolution sur la prorogation du mandat de la mission, arrivé à expiration le 31 octobre 2026, en raison du blocage ayant marqué les discussions. Le Front Polisario, tout en mettant l'accent sur la base juridique de la création de la MINURSO, a signalé que cette mission, mise sur pied par le Conseil de sécurité en vertu de la résolution 690 de l'année 1991, a été déployée sur la base d'un accord entre les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, dans le cadre du plan de règlement ONU-OUA. Le Front Polisario considère que toute tentative unilatérale de modifier le mandat de la mission ou de s'écarter du cadre ayant présidé à sa création afin de l'adapter à la position de l'occupation marocaine, était totalement inacceptable. Il a aussi mis en garde contre toute mesure de la part de l'occupant marocain susceptible de compromettre le processus de paix onusien ou de porter atteinte au mandat de la mission, tenant l'occupant pour responsable des éventuelles répercussions de telles démarches sur la paix et la sécurité dans la région. Rappelant avoir poursuivi, durant plus de trois décennies, sa coopération constructive avec l'ONU et consenti d'importantes concessions pour faire avancer le processus de paix, le Front Polisario a indiqué avoir soumis au secrétaire général de l'ONU, le 20 octobre 2025, une proposition élargie, en signe de son attachement à la recherche de la paix et de la stabilité dans la région. Il a enfin réitéré sa disponibilité à poursuivre sa coopération avec le secrétaire général des Nations unies et le Conseil de sécurité afin de parvenir à une solution juste, durable et définitive à la question du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, afin de garantir au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination, et sa souveraineté sur son territoire.
ONU : le Front Polisario réfute à nouveau les mensonges du représentant de l’occupant marocain concernant la question sahraouie
Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Omar, a réfuté, dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, les allégations mensongères et trompeuses avancées par le représentant de l’Etat occupant marocain lors des travaux de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) de l’Assemblée générale des Nations unies. S’appuyant sur des arguments et des preuves documentées, Sidi Mohamed Omar a démonté et balayé d’un revers de la main, dans une lettre adressée lundi à Aglaia Balta, représentante permanente de la Grèce auprès des Nations unies et présidente en exercice du Conseil de sécurité, les allégations infondées du représentant marocain, qui « a renoué, dans sa dernière déclaration devant la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission), avec sa méthode habituelle consistant à falsifier les faits et à vouloir désespérément induire les Etats membres en erreur au sujet de la question du Sahara occidental », rapporte l’Agence de presse sahraouie (SPS). « Comment le représentant de l’Etat occupant peut-il continuer à prétendre que le dossier de la décolonisation du Sahara occidental est définitivement clos, alors que les résolutions et décisions onusiennes répétées confirment que le territoire figure toujours parmi les dossiers de décolonisation inachevée et que le peuple sahraoui a le droit à l’autodétermination ? », s’est-il interrogé. Il a, à cet égard, rappelé que l’AG des Nations unies et ses organes subsidiaires traitent la question du Sahara occidental comme une question de décolonisation, tandis que le Conseil de sécurité l’aborde comme une question liée à la paix et à la sécurité, s’étonnant par ailleurs, du vote de l’Etat occupant marocain en faveur d’un projet de résolution demandant au Comité spécial de la décolonisation (Comité des 24) de continuer à traiter le Sahara occidental comme une question de décolonisation. Pour Sidi Mohamed Omar, l’incapacité du représentant marocain à répondre à ces questions directes révèle le caractère fallacieux de l’argument par lequel l’Etat occupant marocain tente de justifier son occupation militaire illégale du Sahara occidental depuis 1975, en violation flagrante de la Charte des Nations unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine. APS
ONU : Le Front Polisario réitère sa position sur l’autodétermination
Le représentant du Front Polisario auprès des Nations Unies et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Omar s’est entretenu vendredi avec le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, au siège de l’ONU, New York. L’entretien a porté sur les questions relatives à la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), au cours de laquelle le diplomate sahraoui Sidi Mohamed Omar a réitéré la position du Front Polisario sur la mission laquelle est clairement portée, dans son appelation, à savoir mission des Nations unies pour le reférendum au Sahara Occidental MINURSO et d’autres questions connexes. La rencontre en question intervient la veille de la tenue d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, jeudi prochain, portant sur des consultations à huis clos sur la MINURSO, sous la présidence de la Grèce, à la lumière du rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation au Sahara occidental, dernière question de décolonisation en Afrique inscrite à l’Onu et à l’Union africaine (UA). Le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Omar avait déclaré, la veille de sa rencontre avec Jean-Pierre Lacroix, que les consultations en question des membres du Conseil de sécurité porteront sur deux exposés, présentés par l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, et le Représentant spécial du secrétaire général et chef de la MINURSO, Alexander Ivanko, a-t-il précisé dans une déclaration à l’Agence de presse sahraouie (SPS). Le diplomate sahraoui a affirmé que le règlement juste et durable du conflit au Sahara occidental sous occupation marocaine « passe par la garantie du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, à travers un référendum libre et transparent ». Il a salué, dans le même sillage, le soutien important à la cause sahraouie exprimé lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU et dans les discours de nombreux chefs d’Etats qui se sont succédés à la Tribune de l’AG de l’Onu. Dans ses déclarations le diplomate sahraoui avait souligné soulignant que le SG de l’Onu avait confirmé, dans son dernier rapport, que « les instances onusiennes compétentes continuaient de traiter la question du Sahara occidental comme une question de décolonisation ». Aussi, il est à rappeler que lors de la récente rencontre à New-York, entre une délégation de hauts responsables du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), et le représentant permanent des Etats-Unis auprès de l’ONU, Mike Waltz, le diplomate sahraoui Sidi Mohamed Omar a expliqué que « cette réunion s’inscrivait dans le cadre du dialogue permanent avec les membres du Conseil de sécurité et Washington, en sa qualité de porte-plume concernant la MINURSO » a-t-il souligné. La délégation sahraouie a réaffirmé, lors de cette rencontre, son « attachement au processus politique des Nations unies », tout en rejetant « toute proposition allant à l’encontre des aspirations légitimes du peuple sahraoui ou visant à légitimer l’occupation marocaine », a-t-il ajouté. Il a également souligné que l »e règlement de la situation des réfugiés sahraouis demeure directement lié à la fin de l’occupation militaire marocaine qui a provoqué leur déplacement en 1975 ». R. I.
ONU : le Front Polisario réfute à nouveau les mensonges du représentant de l'occupant marocain concernant la question sahraouie
NEW YORK (Nations unies) - Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Omar, a réfuté, dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, les allégations mensongères et trompeuses avancées par le représentant de l'Etat occupant marocain lors des travaux de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) de l'Assemblée générale des Nations unies. S'appuyant sur des arguments et des preuves documentées, Sidi Mohamed Omar a démonté et balayé d'un revers de la main, dans une lettre adressée lundi à Aglaia Balta, représentante permanente de la Grèce auprès des Nations unies et présidente en exercice du Conseil de sécurité, les allégations infondées du représentant marocain, qui "a renoué, dans sa dernière déclaration devant la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission), avec sa méthode habituelle consistant à falsifier les faits et à vouloir désespérément induire les Etats membres en erreur au sujet de la question du Sahara occidental", rapporte l'Agence de presse sahraouie (SPS). "Comment le représentant de l'Etat occupant peut-il continuer à prétendre que le dossier de la décolonisation du Sahara occidental est définitivement clos, alors que les résolutions et décisions onusiennes répétées confirment que le territoire figure toujours parmi les dossiers de décolonisation inachevée et que le peuple sahraoui a le droit à l'autodétermination ?", s'est-il interrogé. Il a, à cet égard, rappelé que l'AG des Nations unies et ses organes subsidiaires traitent la question du Sahara occidental comme une question de décolonisation, tandis que le Conseil de sécurité l'aborde comme une "question liée à la paix et à la sécurité", s'étonnant par ailleurs, du vote de l'Etat occupant marocain en faveur d'un projet de résolution demandant au Comité spécial de la décolonisation (Comité des 24) de continuer à traiter le Sahara occidental comme une question de décolonisation. Pour Sidi Mohamed Omar, l'incapacité du représentant marocain à répondre à ces questions directes révèle le caractère fallacieux de l'argument par lequel l'Etat occupant marocain tente de justifier son occupation militaire illégale du Sahara occidental depuis 1975, en violation flagrante de la Charte des Nations unies et de l'Acte constitutif de l'Union africaine.
Le Front Polisario épingle le Maroc !
Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU s'apprête à réexaminer le dossier du Sahara occidental et le renouvellement du mandat de la Minurso, le Front Polisario réfute les mensonges du Maroc.
Le Front Polisario menace de se retirer du processus onusien
A la veille d'un réexamen décisif, par le Conseil de sécurité de l'ONU, du dossier du Sahara occidental et du renouvellement du mandat de la Minurso, le Front Polisario menace de se retirer définitivement du processus
SAHARA OCCIDENTAL : Le Front Polisario engage une procédure judiciaire contre Ryanair en Espagne
Le Front Polisario a annoncé, hier à Madrid, l’engagement de démarches judiciaires devant les juridictions espagnoles en vue d’obtenir l’annulation de l’autorisation accordée à la compagnie aérienne à bas coût Ryanair pour assurer des liaisons aériennes entre Madrid, l’île de Lanzarote et la ville occupée de Dakhla, au Sahara occidental. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée devant le siège du Parlement espagnol, en présence d’Abi Béchraya El-Bachir, conseiller spécial du président de la République sahraouie chargé des ressources naturelles et des questions juridiques, ainsi que de l’équipe d’avocats du Front Polisario, composée de l’avocat espagnol Jacinto Lara et de l’avocate sahraouie Sahaba Massoud. À cette occasion, Abi Béchraya El-Bachir a indiqué que cette initiative juridique vise principalement à contraindre le gouvernement espagnol à retirer immédiatement l’autorisation de vol accordée à Ryanair, que le Front Polisario considère comme illégale. Il a rappelé que, selon la position sahraouie, le droit international ne reconnaît aucune souveraineté au Maroc sur le Sahara occidental et interdit toute exploitation de son espace aérien et de ses ressources sans le consentement du peuple sahraoui, représenté par le Front Polisario, que celui-ci considère comme son représentant légitime et unique. Dénoncer l’exploitation touristique de Dakhla Cette démarche judiciaire a été annoncée en marge d’une conférence internationale organisée à Madrid pour présenter un rapport actualisé intitulé « Le tourisme sous occupation : le cas de la ville de Dakhla ». Le document examine la manière dont, selon ses auteurs, les autorités marocaines utilisent le secteur touristique pour consolider leur emprise économique sur le Sahara occidental occupé et donner une apparence de normalité et de légitimité à leur présence, notamment en impliquant des partenaires étrangers. Dans une déclaration à l’Agence de presse sahraouie (SPS), Abi Béchraya El-Bachir a expliqué que le rapport et l’action judiciaire qui l’accompagne visent à sensibiliser les consommateurs et les citoyens européens aux conséquences de la promotion de Dakhla comme une ville marocaine. Cette campagne entend également mettre en évidence, selon le responsable sahraoui, la contribution de telles activités au soutien de l’occupation du territoire. Le droit européen invoqué La plainte envisagée par le Front Polisario en Espagne s’appuie notamment sur des arguments relatifs au droit international et à la jurisprudence européenne. Le Front Polisario se réfère en particulier à un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) rendu en novembre 2018 concernant l’accord aérien entre l’Union européenne et le Maroc. Selon son argumentation, cet accord ne saurait être appliqué à l’espace aérien du Sahara occidental, considéré comme un territoire distinct et séparé du Maroc. Le mouvement sahraoui invoque également les positions exprimées par la Commission européenne sur cette question pour contester la légalité des liaisons aériennes reliant des villes européennes au territoire occupé. Le Front Polisario met par ailleurs en avant la responsabilité particulière de l’Espagne dans le dossier du Sahara occidental, au regard de son passé colonial et du processus de décolonisation toujours inachevé. Il estime que Madrid demeure juridiquement responsable de la protection du territoire, de son espace aérien et de ses ressources jusqu’à l’achèvement de ce processus. Une nouvelle étape judiciaire annoncée Le Front Polisario présente cette action contre Ryanair comme le début d’une nouvelle phase de démarches judiciaires visant les activités économiques et commerciales qu’il juge contraires au statut juridique du Sahara occidental. Des développements supplémentaires concernant cette affaire devraient être présentés le 4 novembre prochain, lors d’un événement organisé au siège du Parlement européen. La conférence de presse consacrée à la présentation du rapport a réuni plusieurs experts et avocats internationaux, le représentant du Front Polisario en Espagne, Abdallah El-Arabi, la députée espagnole d’origine sahraouie Tesh Sidi, ainsi que des experts sahraouis et étrangers ayant participé à l’élaboration du document. Des parlementaires européens et espagnols et plusieurs autres participants étaient également présents. M. Seghilani
Sahara Occidental : le Front Polisario réaffirme l’attachement ferme du peuple sahraoui à son droit inaliénable à l’autodétermination
Le Front Polisario a réaffirmé l’attachement ferme du peuple sahraoui à son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, soulignant que la résolution 2797 votée vendredi par le Conseil de sécurité contenait des éléments qui s’éloignent dangereusement des fondements adoptés par le Conseil dans le traitement de la question du Sahara occidental, conformément aux principes …
La vive mise en garde du Front Polisario
Alors que la question du Sahara occidental fait l'actualité de l'ONU, à la veille du renouvellement d'une résolution décisive sur la Minurso, le Front Polisario a menacé de «reconsidérer son engagement» auprès de l'Envoyé personnel
LE FRONT POLISARIO RÉAFFIRME : « Le peuple sahraoui décidera seul de son avenir »
Le représentant du Front Polisario en Espagne, Abdallah Al-Arabi, a dénoncé les manœuvres du Maroc pour contourner la légalité internationale. Il a rappelé à l’occasion du 50ᵉ anniversaire de l’invasion marocaine du Sahara occidental, que seule la voie d’un référendum libre et équitable permettra de mettre fin à un demi-siècle d’occupation et de restaurer la […]
Le Front Polisario réaffirme l’attachement ferme du peuple sahraoui à son droit inaliénable à l’autodétermination
Le Front Polisario a réaffirmé l’attachement ferme du peuple sahraoui à son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, soulignant que la résolution 2797 votée vendredi par le Conseil de sécurité contenait des éléments qui s’éloignent dangereusement des fondements adoptés par le Conseil dans le traitement de la question du Sahara occidental, conformément aux principes …
SAHARA OCCIDENTAL : Le Front Polisario obtient le retrait d’une publicité controversée d’Orange Maroc
Une publicité d’Orange Maroc, affichée sur l’autoroute espagnole AP-7 entre Elche et Valence, suscite une vive polémique après avoir représenté le Sahara occidental comme faisant partie du territoire marocain. La campagne devrait être retirée dans les prochains jours, à la suite d’une protestation officielle de la représentation du Front Polisario en Espagne. La polémique autour de la représentation du Sahara occidental dans les campagnes commerciales s’est invitée sur les routes espagnoles. Orange Maroc a annoncé son intention de retirer un panneau publicitaire installé sur l’autoroute AP-7, sur le tronçon reliant Elche à Valence, après la diffusion d’une carte présentant le Sahara occidental comme intégré au territoire marocain. La décision intervient à la suite d’une plainte officielle adressée, le 25 août, à la direction de l’entreprise par Abdallah Arabi, représentant du Front Polisario en Espagne. Dans un communiqué, la représentation sahraouie a indiqué avoir dénoncé une représentation « illégale » du territoire sahraoui au sein d’une carte du Maroc. À la suite de cette démarche, relayée par plusieurs médias espagnols, l’entreprise a informé les représentants sahraouis de son intention de retirer la campagne publicitaire « dans les prochains jours». Une affaire de droit international Réagissant à la diffusion de cette publicité, Abdallah Arabi avait estimé que l’intégration du Sahara occidental dans une carte du Maroc constituait une violation manifeste du droit international. Il a rappelé que le territoire dispose d’un statut juridique distinct et séparé de celui du Maroc et que sa représentation comme partie intégrante du territoire marocain ne repose sur aucune base juridique internationale. Le responsable sahraoui a également souligné que les activités économiques menées au Sahara occidental ne peuvent faire abstraction des droits du peuple sahraoui, dont le consentement ne peut, selon lui, être exprimé que par son représentant légitime, le Front Polisario. « Le Sahara occidental n’est pas le Maroc », a-t-il notamment réaffirmé, dénonçant l’utilisation de cartes intégrant le territoire sahraoui dans des campagnes commerciales comme allant au-delà d’une simple erreur de communication. Selon la représentation du Front Polisario, ce type de représentation contribue à induire l’opinion publique en erreur et à banaliser la réalité de l’occupation, particulièrement lorsqu’il s’agit de panneaux publicitaires installés sur des axes routiers à forte circulation. Un dossier suivi de près par les représentants sahraouis La représentation du Front Polisario en Espagne a salué l’annonce du retrait de la publicité, tout en précisant qu’elle resterait « vigilante » jusqu’au retrait effectif du panneau ou son remplacement par une publicité ne présentant pas le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc. Elle a également averti qu’en l’absence de retrait dans un délai jugé raisonnable, elle se réserve le droit d’engager les démarches juridiques qu’elle estimera nécessaires pour défendre les droits et les intérêts du peuple sahraoui. L’affaire soulève par ailleurs des interrogations sur l’origine de la campagne publicitaire. Plusieurs médias ont relevé que celle-ci était attribuée à Orange Maroc, et non à MasOrange, l’opérateur présent sur le marché espagnol, posant ainsi la question de la conception de la campagne et du choix de la carte utilisée. Le statut distinct du Sahara occidental rappelé Cet épisode intervient dans le contexte du conflit de longue date sur le statut du Sahara occidental, territoire inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies. Le Front Polisario revendique le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. La représentation sahraouie en Espagne considère ainsi que les tentatives d’intégrer le Sahara occidental au Maroc dans des supports commerciaux ou publicitaires ne peuvent modifier le statut juridique du territoire ni se substituer au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Le retrait annoncé de la publicité par Orange Maroc constitue, dès lors, un nouvel épisode de la controverse entourant l’utilisation de cartes représentant le Sahara occidental dans les campagnes commerciales, notamment en Espagne, où la question du statut du territoire demeure particulièrement sensible. M. Seghilani
ALORS QUE LA GRANDE BRETAGNE POURSUIT LES CONTACTS AVEC LE FRONT POLISARIO : Les manœuvres du Maroc tombent à l’eau
Mû par son essence faite de duplicité, de mensonge, de roublardise et de traitrise, le Maroc a fait, pour les besoins d’une exploitation au titre de sa politique intérieure populiste, une lecture tronquée de la dernière résolution de l’Assemblée générale de l’ONU qui a enterré ses rêves expansionnistes de parvenir à un plébiscite de son prétendu plan de règlement du conflit du Sahara occidental qui foule aux pieds la légalité internationale et les droits du peuple sahraoui de disposer de son sort. Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Omar, a réfuté les allégations mensongères et trompeuses avancées par le représentant de l’Etat occupant marocain lors des travaux de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a déconstruit les allégations de la diplomatie du mensonge qui s’évertue à vouloir présenter son échec cuisant comme un succès qui consacre ses visées coloniales. S’appuyant sur des arguments et des preuves documentées, il a démonté et balayé d’un revers de la main, dans une lettre adressée lundi à Aglaia Balta, représentante permanente de la Grèce auprès des Nations unies et présidente en exercice du Conseil de sécurité, les allégations infondées du représentant marocain Omar Hilal, qui « a renoué, dans sa dernière déclaration devant la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission), avec sa méthode habituelle consistant à falsifier les faits et à vouloir désespérément induire les États membres en erreur au sujet de la question du Sahara occidental ». C’est comme une volonté délibérée de faire avaler au monde une couleuvre pour lui faire admettre que la légalité internationale est loin d’être la ligne rouge que nul ne peut outrepasser. « Comment le représentant de l’Etat occupant peut-il continuer à prétendre que le dossier de la décolonisation du Sahara occidental est définitivement clos, alors que les résolutions et décisions onusiennes répétées confirment que le territoire figure toujours parmi les dossiers de décolonisation inachevée et que le peuple sahraoui a le droit à l’autodétermination ? », s’est-il interrogé. M. Sidi Mohamed Omar a, à cet effet rappelé que l’AG des Nations unies et ses organes subsidiaires traitent la question du Sahara occidental comme une question de décolonisation, tandis que le Conseil de sécurité l’aborde comme une « question liée à la paix et à la sécurité », s’étonnant par ailleurs, du vote de l’État occupant marocain en faveur d’un projet de résolution demandant au Comité spécial de la décolonisation (Comité des 24) de continuer à traiter le Sahara occidental comme une question de décolonisation. Il faut préciser dans ce cadre que la dernière résolution de l’Assemblée générale des Nations unies contraint le Conseil de sécurité à se conformer au texte adopté qui présente le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination comme unique cadre légal et juste de règlement qui oppose le Front Polisario au Maroc. Le Conseil de sécurité devra discuter de la prolongation du mandat de la Minurso, que le Maroc et ses soutiens espéraient enterrer lors des débats prévus les 30 et 31 octobre prochain et des modalités et organes à mettre en œuvre pour parvenir à la mise en place d’un comité chargé de l’organisation technique d’un référendum d’autodétermination. Les soutiens à la cause sahraouie continuent à travers le monde La Grande Bretagne, membre permanent du Conseil de sécurité qui a voté la dernière résolution adoptée par l’assemblée générale, maintient ses contacts avec le Front Polisario. Le gouvernement britannique a réaffirmé le maintien de ses contacts diplomatiques réguliers avec le Front Polisario, dans le cadre du soutien du Royaume-Uni au processus politique sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour le règlement de la question du Sahara occidental. Cette position officielle a été explicitée par Stephen Doughty, ministre d’État au ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO), en réponse à une interpellation parlementaire de Brian Leishman, député du Parti travailliste pour la circonscription d’Alloa et Grangemouth. Le parlementaire interrogeait le gouvernement sur le suivi des engagements et sur la planification de nouvelles rencontres de haut niveau avec la représentation sahraouie, dans la continuité des entretiens initiaux menés en août 2025. Dans sa réponse écrite, le ministre d’État a précisé que les échanges entre diplomates britanniques et représentants du Front Polisario se sont poursuivis de manière fluide et régulière. Stephen Doughty a notamment révélé que les derniers contacts bilatéraux s’étaient tenus à Londres le 17 septembre dernier, puis à New York le 8 octobre, en marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies. Le responsable britannique a réitéré que le Royaume-Uni interagit activement avec l’ensemble des parties concernées afin de favoriser une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, fondée sur le compromis et conforme aux principes fondamentaux de la Charte de l’ONU, au premier rang desquels figure le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Cette mise au point s’inscrit dans un contexte de vigilance et de débats parlementaires accrus à Westminster, où plusieurs députés britanniques continuent d’exhorter Londres à jouer un rôle moteur au Conseil de sécurité de l’ONU pour faire respecter la légalité internationale et le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Ces contacts du gouvernement britannique s’inspirent de la nouvelle ligne des pensionnaires du 10 Downing street, qui contrastent avec celle de son prédécesseur qui soutenait l’axe dur des USA et de ses alliés dans les guerres qu’il menait à travers le monde. La reconnaissance de l’État palestinien, la condamnation des crimes israéliens à Ghaza et en Cisjordanie, et les contacts avec le Front Polisario sont autant d’indicateurs qui montrent que la Grande Bretagne, membre de plein droit au Conseil de sécurité est en train de prendre ses distances d’avec les puissances coloniales et leurs proxys. Slimane B.
Le Front Polisario engage en Espagne une procédure judiciaire contre Ryanair
MADRID - Le Front Polisario a engagé une procédure judiciaire devant la justice espagnole visant à faire annuler la licence d'exploitation de la compagnie aérienne à bas coûts, Ryanair, sur la base de laquelle elle opère des vols reliant la capitale Madrid et l'île de Lanzarote à la ville de Dakhla, au Sahara occidental occupé, a annoncé lundi le conseiller spécial du président sahraoui, chargé des ressources naturelles et des questions juridiques, Oubi Bouchraya Bachir. "L'objectif central de cette nouvelle démarche juridique sahraouie est de contraindre le gouvernement espagnol à retirer immédiatement l'autorisation de vol accordée illégalement à la compagnie Ryanair", a-t-il indiqué, lors d'une conférence de presse conjointe avec les avocats du Front Polisario, Mes Jacinto Lara et Eshaba Messaoud, rapporte l'agence d'information sahraouie SPS. M. Bouchraya a rappelé, dans ce contexte, que le droit international ne reconnait au Maroc aucune souveraineté sur le territoire ni sur son espace aérien ou ses ressources naturelles sans le consentement du peuple sahraoui, représenté par le Front Polisario, son seul et unique représentant légitime. Cette nouvelle action en justice a été annoncée en marge d'un colloque international organisé dans la capitale espagnole pour présenter un rapport détaillé et actualisé intitulé "Le tourisme sous l'occupation : le cas de la ville de Dakhla". Le rapport détaille comment l'occupant marocain exploite le secteur du tourisme comme un instrument malveillant pour consolider son occupation économique du Sahara occidental et tenter de lui donner une illusion de légitimité internationale en y impliquant des partenaires et des parties étrangères. "Le rapport et l'action en justice qui l'accompagne visent à mettre en garde le consommateur contre le risque de tomber dans le piège de la propagande marocaine qui promeut Dakhla occupée comme ville marocaine", a-t-il affirmé, expliquant comment "ce marketing trompeur contribue directement au soutien de l'occupation militaire du Sahara occidental". La plainte déposée par le Front Polisario en Espagne se fonde sur la violation explicite du droit international et des décisions de la justice européenne. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) avait clairement établi, dans son arrêt de novembre 2018, que l'accord aérien signé entre l'Union européenne (UE) et le Royaume du Maroc ne devait en aucun cas inclure l'espace aérien sahraoui, le Sahara occidental étant un territoire distinct et séparé du Maroc. Cela a également été confirmé à plusieurs reprises par la Commission européenne qui a rappelé que l'accord aérien euro-méditerranéen entre l'UE et le Maroc ne s'applique pas au Sahara occidental.
Le plan de règlement ONU-UA est le seul cadre pour la décolonisation du Sahara occidental
Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a réaffirmé que le plan de règlement ONU-Union africaine (UA) « est le seul cadre convenu pour la décolonisation du Sahara occidental », occupé par le Maroc, a rapporté l’agence de presse sahraouie SPS. Dans un message adressé au Secrétaire général […] L’article Le plan de règlement ONU-UA est le seul cadre pour la décolonisation du Sahara occidental est apparu en premier sur La Nouvelle République Algérie .
AZOUZ NASRI : « La décolonisation du Sahara occidental est un devoir et une responsabilité collective »
Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a réitéré, hier, à l’occasion de l’ouverture de la 14e université d’été des cadres sahraouis, le soutien de l’Algérie au combat du peuple sahraoui pour l’indépendance. Il a, dans ce sens, réaffirmé que l’Algérie, sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, s’enorgueillit de se tenir aux côtés du peuple sahraoui résistant et exigeant un règlement juste de la question sahraouie selon sa libre volonté. Nasri a, dans une allocution prononcée en son nom par le sénateur Ayache Djebabilia, salué « la résilience, le courage et la constance du peuple sahraoui dans ses choix, ainsi que son attachement à ses revendications sous la direction de son seul représentant légitime, le Front Polisario », estimant que cette résilience qui s’inspire de la justice de la cause, de la force de l’unité et de la noblesse des objectifs « mérite l’appréciation du monde et nécessite un large élan de solidarité internationale ». Nasri a soutenu qu’il faut ainsi « barrer la route au projet de peuplement du Makhzen marocain dans la région », et mettre fin à ses ambitions expansionnistes basées sur des allégations imaginaires, rejetées par l’histoire et démenties catégoriquement par la Cour internationale de Justice par sa décision historique équitable. » D’autre part, Nasri a souligné que « les transformations et les défis que connaît le monde, malgré leur accélération et leur gravité, ne doivent pas être payés par les peuples colonisés à travers le déni de leurs aspirations ou l’inclusion de leurs revendications dans le cadre de conceptions erronées de solutions ». Tout comme, a-t-il ajouté, « le contexte international chamboulé ne doit pas être un prétexte au recul du capital moral du système international envers les droits fondamentaux de l’homme et des peuples, ni une justification pour faire des colonies des zones de conflit oubliées. » Nasri a également indiqué que la diplomatie algérienne « s’emploie à alerter sur cela en toutes occasions et dans toutes les tribunes, en rappelant que la décolonisation en Palestine et au Sahara occidental est un devoir et une responsabilité collective, et que l’autodétermination est un droit inaliénable et imprescriptible, et que son affaiblissement par la complaisance envers l’État occupant constitue une menace directe pour la paix et la sécurité internationales. » Enfin, Nasri a salué la lutte des frères de la RASD, s’est incliné devant leurs sacrifices et a exprimé son « appréciation pour les réalisations qu’ils ont accomplies par leur héroïsme et leur unité », saluant également « les efforts des cadres de la République sahraouie, en tant que noyau de l’État et pilier de ses institutions, et porteurs de ses futurs enjeux de développement après l’achèvement prochain de la libération ». M. R.
FRONT POLISARIO : « L’autodétermination, une ligne rouge »
Le Front Polisario a réaffirmé la détermination du peuple sahraoui à exercer son droit inaliénable et imprescriptible à l’autodétermination et à l’indépendance, soulignant que son aspiration à vivre libre et souverain demeure une ligne rouge, au lendemain de l’annonce de la cessation des opérations de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Dans une déclaration rendue publique dimanche à New York, le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Omar, a indiqué que le mouvement prenait acte du communiqué du porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, annonçant la fin des activités de la mission déployée depuis 1991. Le diplomate sahraoui a rappelé que la MINURSO avait été créée dans le cadre du Plan de règlement conjoint ONU-OUA, avec pour mission initiale de permettre l’organisation d’un référendum libre et équitable afin de parachever le processus de décolonisation du territoire. Le Front Polisario a imputé au Maroc la responsabilité de l’impasse ayant conduit à cette situation, l’accusant d’avoir « tout mis en œuvre pour entraver et saper le mandat de la MINURSO », notamment à travers l’expulsion, en 2016, de sa composante civile et des observateurs de l’Union africaine. Il a également dénoncé le rôle des soutiens de Rabat au sein du Conseil de sécurité. Réaffirmant que la fin des activités de la mission onusienne ne saurait remettre en cause les droits légitimes du peuple sahraoui, Sidi Mohamed Omar a souligné que le retrait du personnel de l’ONU ne constituait en aucun cas une renonciation à son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Il a, dans ce contexte, réitéré la détermination du peuple sahraoui à défendre ses aspirations par « tous les moyens légitimes », conformément aux résolutions pertinentes du droit international. Le Front Polisario a, par ailleurs, réaffirmé sa disponibilité à coopérer avec les efforts du secrétaire général de l’ONU et du Conseil de sécurité en vue de parvenir à une solution juste, durable et définitive, garantissant au peuple du Sahara occidental l’exercice de son droit à l’autodétermination. Un projet américain contesté S’exprimant devant la presse internationale à l’issue de la réunion du Conseil de sécurité tenue vendredi sur la MINURSO, Sidi Mohamed Omar a indiqué que le Conseil n’était pas parvenu à adopter une nouvelle résolution concernant le mandat de la mission. Il a précisé que les autorités sahraouies procéderaient à une évaluation de la situation avant de rendre publique leur position officielle en temps opportun. Le représentant du Front Polisario a également vivement critiqué le projet de résolution élaboré par les États-Unis, estimant que celui-ci ne prenait pas en considération les préoccupations légitimes du mouvement sahraoui, ni les observations et propositions de fond formulées par plusieurs membres du Conseil de sécurité. Selon lui, ce texte constituait une grave violation du droit international et des principes régissant le statut du Sahara occidental en tant que question de décolonisation. En cherchant à prédéterminer le cadre des négociations et les contours du règlement définitif, le projet américain portait atteinte au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, a-t-il soutenu. Le diplomate a, en outre, mis en garde contre toute tentative de légitimer l’occupation marocaine du Sahara occidental, estimant qu’une telle démarche risquerait de compromettre les fondements du processus de paix conduit par les Nations unies et de créer un précédent dangereux pour la paix et la sécurité régionales et internationales. Le soutien de la Russie salué Sidi Mohamed Omar s’est félicité du rejet du projet de résolution américain, saluant particulièrement l’opposition de la Russie, ainsi que les abstentions de la Chine, du Pakistan et de la Somalie. Il a qualifié la position russe de « message fort » contre les tentatives visant à saper le processus de paix onusien, soulignant que le droit international, la justice et les perspectives d’une paix durable ne devaient pas être sacrifiés au profit d’intérêts politiques ou d’accords reposant sur des marchandages. En conclusion, le représentant du Front Polisario a estimé que le peuple sahraoui avait une nouvelle fois démontré sa détermination à défendre ses droits, rappelant que sa liberté et sa souveraineté constituaient une ligne rouge pour laquelle plusieurs générations se sont sacrifiées. Il a enfin salué le peuple sahraoui, ainsi que ses amis et alliés, pour ce qu’il a qualifié d’acquis « historique ». M. Seghilani
SAHARA OCCIDENTAL : Le front de rejet du projet US s’élargit
Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), Sidi Mohamed Omar, a mis en garde contre les conséquences du projet de résolution américain sur le Sahara occidental, estimant qu’il constitue une rupture sans précédent avec les principes du droit international et les fondements de l’approche du Conseil de sécurité concernant ce territoire, considéré comme une question de décolonisation et de paix et de sécurité internationales. De son côté, Eric Hagen, membre du conseil d’administration de l’Observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental, a jugé que le texte était contraire à la Charte des Nations unies et risquait de consacrer l’occupation au lieu d’œuvrer à son terme. Dans un article publié le 23 octobre 2026 sur le site américain Blue Pass , le journaliste Anton Ferreira analyse les implications du projet de résolution américain, distribué aux membres du Conseil de sécurité le 22 octobre, quelques jours avant l’expiration du mandat de la MINURSO, prévue le 31 octobre. Selon l’article, le projet américain prévoit plusieurs modifications substantielles de la nature et du mandat de la mission onusienne. Il propose notamment de rebaptiser la MINURSO « Mission des Nations unies pour le Sahara occidental », supprimant ainsi toute référence au référendum dans son appellation. Il prévoit également de mettre fin, au bout de six mois, à son mandat actuel en tant qu’opération de maintien de la paix, avant de la transformer en mission politique spéciale jusqu’au 31 octobre 2027. Le texte érige par ailleurs ce qu’il qualifie de « véritable autonomie sous souveraineté marocaine » en seule solution envisageable et fait de la proposition marocaine élargie et actualisée l’unique base des négociations à venir. Une orientation qui suscite des inquiétudes quant à l’exclusion des autres options, notamment l’indépendance du peuple sahraoui, et au risque de vider le processus politique de son fondement juridique. Dans un courrier adressé à la présidente en exercice du Conseil de sécurité, l’ambassadrice grecque Aglaya Balta, Sidi Mohamed Omar a qualifié le projet de « déviation extrêmement grave et sans précédent ». Selon lui, le texte s’écarte non seulement des principes du droit international qui encadrent la question du Sahara occidental en tant que territoire en attente de décolonisation, mais également des fondements sur lesquels le Conseil de sécurité s’est appuyé pour traiter ce dossier. Le diplomate sahraoui a également estimé que certaines dispositions du projet portaient atteinte aux fondements mêmes du processus de paix des Nations unies et remettaient en cause le statut international du territoire. Il a ainsi affirmé que le texte ne pouvait servir de base aux délibérations sur la MINURSO ni au processus de paix. Il a averti que son adoption en l’état, sans modifications substantielles et significatives, contraindrait le Front Polisario à se retirer de l’ensemble du processus de paix. Une négociation déséquilibrée Dans des déclarations au site Blue Pass, Sidi Mohamed Omar a rappelé que la MINURSO avait été créée pour mettre en œuvre un mandat précis, dont l’organisation d’un référendum d’autodétermination constitue l’objectif central. La suppression de toute référence au référendum dans le nom de la mission, conjuguée à la modification de son mandat, traduirait ainsi, selon lui, une réorientation politique éloignée de la finalité initiale de sa création. Le représentant sahraoui a également appelé à laisser suffisamment de temps au processus ayant réuni le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie en janvier et février derniers. Il a plaidé pour la patience, soulignant qu’un conflit vieux de plus de cinq décennies ne pouvait être réglé en imposant une solution prédéterminée. Le Front Polisario s’inquiète particulièrement de la volonté de limiter les négociations au seul plan d’autonomie marocain, une approche qui, selon lui, risquerait d’écarter les autres options et de compromettre les chances d’un règlement conforme au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Des réserves au regard de la Charte des Nations unies De son côté, Eric Hagen, membre du conseil d’administration de l’Observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental, a estimé que le projet de résolution « viole la Charte des Nations unies et constitue, par conséquent, une décision invalide ». Il a mis en garde contre une orientation qui conduirait, selon lui, à une acceptation de l’occupation par les Nations unies, au lieu de défendre les principes ayant présidé à la création de l’organisation internationale. Il a rappelé que la prévention de l’agression et de l’occupation constituait un élément essentiel de la mission de l’ONU. Pour Eric Hagen, les enjeux dépassent le seul cas du Sahara occidental et concernent les principes fondamentaux du droit international. Il s’est notamment interrogé sur les conséquences qu’aurait l’acceptation d’une telle approche dans d’autres territoires soumis à une occupation. L’intervenant a également estimé que l’imposition d’une solution sous souveraineté marocaine ne permettrait pas de mettre fin au conflit. Le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination demeurerait, selon lui, pleinement valable, quelle que soit la décision adoptée par le Conseil de sécurité. Il a ajouté que le peuple sahraoui ne renoncerait pas à ses droits et que la poursuite de leur déni ne mettrait fin ni à son opposition à l’occupation ni aux souffrances des détenus sahraouis dans les prisons marocaines. Le droit à l’autodétermination au cœur du débat L’article rappelle, dans ce contexte, que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait souligné, dans un rapport présenté au Conseil de sécurité le 1er octobre dernier, le caractère inaliénable du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il avait également insisté sur la nécessité de soumettre toute proposition à une véritable consultation du peuple du Sahara occidental, afin de lui permettre de choisir librement et volontairement de l’accepter ou de la rejeter. La question des réfugiés sahraouis dans les camps constitue un autre volet abordé par l’article. La persistance du déplacement et la dégradation des conditions humanitaires ne devraient pas, selon les arguments rapportés, servir de justification à un retour qui ne traiterait pas les causes profondes de l’exil. Le Front Polisario considère, à cet égard, qu’organiser le retour des réfugiés avant d’avoir éliminé les causes de leur déplacement reviendrait à récompenser l’occupation marocaine et à porter atteinte à la Convention de Genève relative à la protection des réfugiés. Il insiste sur la nécessité de respecter la volonté libre et souveraine des réfugiés sahraouis, sans soumettre leur avenir à des considérations politiques extérieures. Des risques pour les perspectives de règlement L’article évoque également les mises en garde d’analystes selon lesquels le projet américain pourrait accentuer les risques d’escalade et compromettre les perspectives de règlement, dans un contexte marqué par l’impasse des dernières négociations. Ces préoccupations interviennent après les déclarations de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, qui avait appelé à faire de l’autonomie la base des prochaines discussions. Une orientation critiquée par le Front Polisario, qui y voit une remise en cause de la neutralité et de l’indépendance attendues d’un médiateur des Nations unies. Le Conseil de sécurité s’apprête ainsi à examiner le renouvellement du mandat de la MINURSO dans un climat de fortes divergences sur l’avenir de la mission. Les modifications proposées pourraient, selon les inquiétudes exprimées, transformer la nature de cette présence onusienne et marginaliser l’option référendaire, pourtant au cœur du processus engagé après le cessez-le-feu de 1991. M. Seghilani

















