Logoالأخبار
FIFA : La colère monte contre Infantino (Yanis. B)

FIFA : La colère monte contre Infantino (Yanis. B)

Quelques jours seulement après la clôture de la Coupe du monde 2026, les critiques continuent de pleuvoir sur la FIFA. Le départ de Gianni Infantino est dans tous les médias.

Si l’édition organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique restera dans l’histoire comme la première à réunir 48 sélections nationales et comme celle du deuxième sacre mondial de l’Espagne, elle laisse également derrière elle de nombreuses interrogations sur la place accordée aux supporters dans le football moderne. Dans un communiqué particulièrement sévère, la Fédération européenne des supporters de football a dressé un bilan très critique de la compétition. L’organisation estime que le tournoi s’est progressivement éloigné de son identité populaire au profit d’intérêts commerciaux grandissants, au point de devenir, selon ses termes, «un exemple de ce qui ne fonctionne pas dans le football moderne». Pour les représentants des supporters européens, le Mondial 2026 aurait dû être avant tout une célébration du football et de celles et ceux qui lui donnent son âme à travers leur passion.

Une Coupe du monde jugée trop commerciale

Au lieu de cela, l’événement aurait été marqué par une logique économique omniprésente, reléguant au second plan l’expérience des fans. La Fédération européenne des supporters va même plus loin en évoquant une véritable «dénaturation du football». Dans son analyse, cette évolution serait directement liée aux orientations prises par la FIFA sous la présidence de Gianni Infantino. L’organisation estime que la recherche de revenus toujours plus importants a influencé plusieurs décisions majeures entourant la compétition. Cette prise de position relance un débat déjà ancien autour de l’évolution des grandes compétitions internationales, de plus en plus soumises à des impératifs financiers et marketing. Le dossier qui cristallise le plus de mécontentement concerne celui des billets. La Fédération européenne des supporters dénonce une
politique tarifaire jugée excessive, estimant que les prix pratiqués durant le tournoi ont atteint des niveaux jamais vus dans l’histoire de la compétition.

La billetterie au cœur de la polémique

Selon elle, la FIFA aurait exploité l’attachement des supporters à leurs sélections nationales pour maximiser les recettes générées par la billetterie. Les critiques visent également le système de tarification dynamique, accusé d’avoir transformé l’achat de billets en une véritable course aux enchères. Dans le même registre, la plateforme officielle de revente des billets est également pointée du doigt. Les associations de supporters considèrent qu’elle a favorisé l’émergence d’un marché secondaire profitable à certains intermédiaires, alors que de nombreux fans se retrouvaient contraints de payer des sommes très élevées pour accéder aux stades. L’organisation déplore également les difficultés rencontrées par certaines catégories de spectateurs, notamment les personnes en situation de handicap, qui auraient été confrontées à plusieurs obstacles dans l’accès aux rencontres.

Des déplacements coûteux pour les supporters

Au-delà de la question des billets, les critiques portent également sur les coûts liés aux déplacements entre les différentes villes hôtes réparties sur trois pays. La configuration géographique du tournoi a imposé aux supporters de longues distances à parcourir pour suivre leur équipe. Selon la Fédération européenne des supporters, de nombreux fans ont été confrontés à une forte augmentation des tarifs des transports et de l’hébergement, rendant l’expérience particulièrement onéreuse. L’organisation estime que les promesses formulées lors du processus de candidature, qui mettaient en avant un tournoi accessible au plus grand nombre, n’ont pas été pleinement respectées. Pour les associations de supporters, ces difficultés illustrent une tendance préoccupante : celle d’un football de plus en plus éloigné de son public traditionnel.

L’influence politique également dénoncée

Le communiqué ne se limite pas aux aspects économiques. La Fédération européenne des supporters s’inquiète aussi de l’influence politique observée autour de la compétition. L’organisation affirme que l’implication de Donald Trump a parfois dépassé le simple cadre institutionnel lié à la présence du pays hôte. Elle évoque notamment une influence supposée dans une décision disciplinaire concernant un joueur, sans toutefois fournir davantage de détails publics sur ce dossier. Ces accusations alimentent les inquiétudes concernant la frontière de plus en plus floue entre sport, politique et intérêts économiques lors des grands événements internationaux.

Un avertissement avant le Mondial 2030

À cinq ans de la prochaine Coupe du monde, qui sera organisée par l’Espagne, le Portugal et le Maroc, la Fédération européenne des supporters souhaite ouvrir un débat de fond sur l’avenir du football mondial. L’organisation appelle la FIFA à rééquilibrer ses priorités et à replacer les supporters au centre du projet. Pour elle, la réussite d’un Mondial ne peut pas être évaluée uniquement à travers les audiences, les revenus ou les records commerciaux. La préservation de l’identité populaire du football demeure, selon ses dirigeants, une condition essentielle pour garantir la pérennité et l’authenticité de la compétition la plus prestigieuse de la planète.
-YANIS. B

إقرأ أيضا