Contesté après avoir tenté d’ouvrir les revenus de la Coupe du monde à des investisseurs privés, Gianni Infantino a confirmé dimanche qu’il briguerait un nouveau mandat à la présidence de la Fifa en mars 2027.
Seul candidat déclaré à ce jour pour le scrutin prévu le 18 mars, le dirigeant italo-suisse, à la tête de l’instance mondiale depuis 2016, reste déterminé à poursuivre son aventure malgré les nombreuses critiques.
« Le président de la Fifa a annoncé en avril qu’il se présenterait à sa réélection en 2027. Bien sûr, rien n’a changé. M. Infantino se présentera à sa réélection », a indiqué un porte-parole de la Fifa à l’AFP.
Le projet qui a fait polémique
Infantino est au cœur d’une vive polémique depuis la révélation, en juillet dernier, de son projet de création de la Fifa Forward Enterprise (FFE), une société commerciale destinée à exploiter davantage le potentiel économique de la Coupe du monde. Jusqu’à 20 % de cette structure auraient pu être ouverts à des investisseurs privés.
Le projet, présenté par Infantino comme un moyen de « libérer le potentiel commercial » de la compétition, a rapidement provoqué la colère de plusieurs acteurs du football, notamment l’UEFA. Sous la pression, le président de la Fifa avait finalement abandonné l’idée quatre jours après son officialisation.
La contestation ne s’est toutefois pas arrêtée là. L’UEFA, la Concacaf et l’AFC lui ont retiré leur soutien dans une lettre commune, tandis que l’instance européenne a annoncé préparer une plainte pour « gestion déloyale ».
La CAF derrière Infantino
Malgré cette fronde, Infantino conserve d’importants soutiens. La CAF, qui regroupe 54 fédérations, lui a notamment apporté son soutien « à l’unanimité ». Il bénéficie également de l’appui d’une partie de la Conmebol, de l’Arabie saoudite et du président américain Donald Trump.
Les candidatures restent ouvertes jusqu’au 18 novembre. Pour être réélu, Infantino devra obtenir la majorité simple des voix des 211 fédérations affiliées à la Fifa.
Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a déjà annoncé qu’il ne serait pas candidat, mais assure qu’un adversaire pourrait se présenter face à Infantino. Le président de la Concacaf, le Canadien Victor Montagliani, est notamment cité parmi les possibles candidats.





























