Occupés à faire la «Une» des gazettes avec un mercato clinquant, les dirigeants du CR Belouizdad ont commis une lourde faute de gestion.
Ils ont négligé un dossier administratif élémentaire. Même si la situation venait à se débloquer miraculeusement avant ce samedi, la responsabilité de la direction resterait pleinement engagée dans ce fiasco qui entache l’image du club. Alors que l’équipe devrait peaufiner ses derniers réglages tactiques dans la sérénité, c’est un sentiment d’amateurisme affligeant qui domine les débats à quelques jours de la reprise du championnat. La direction a plongé le club dans un stress inutile et une incertitude totale par pure négligence. Que les recrues soient qualifiées in extremis avant le week-end ou non, le constat reste le même : l’Etat-major du CRB a failli à sa mission première en faisant preuve d’une légèreté difficilement pardonnable aux commandes du club.
Une priorité donnée au m’as-tu-vu
La faute des décideurs belouizdadis relève d’abord d’une question de choix et d’incompétence stratégique. Prêts à tout pour enflammer la galerie et faire sensation sur le marché des transferts, les dirigeants ont préféré briller sous les projecteurs plutôt que d’accomplir le travail de l’ombre. Empiler les noms ronflants et distribuer des salaires mirobolants ne sert absolument à rien lorsqu’on oublie de régler un dossier de conformité qui traîne depuis mai 2024. C’est l’illustration parfaite d’une gestion de façade où l’image prime sur la rigueur institutionnelle la plus élémentaire. Attendre d’avoir le couteau sous la gorge et de se retrouver sous le coup d’une interdiction de recrutement pour enfin agir relève d’une faute lourde.
Un manque d’anticipation impardonnable
Les anciens dirigeants comme les actuels savaient parfaitement ce qu’il fallait faire pour être en conformité avec la CAF et la FIFA, mais ils ont préféré fermer les yeux jusqu’au dernier moment. Cette culture du retardement et cette manie de piloter un grand club comme une équipe de quartier sont indignes des ambitions affichées. C’est en tout cas le sentiment qui domine chez les supporters. Les décideurs ont sciemment joué avec le feu, faisant courir un risque sportif majeur à l’équipe par simple négligence administrative. En agissant de la sorte, la direction a directement perturbé la préparation du staff technique et manqué de respect à l’ensemble des supporters. Travailler dans le flou complet durant la semaine précédant le premier match de championnat
Le staff et les supporters pris en otages
La cause réside dans ce problème administratif est une situation inacceptable pour l’entraîneur. Si le CRB venait à laisser filer des points ce samedi à Chlef, la responsabilité ne serait pas nécessairement à chercher sur le terrain, mais bel et bien dans les bureaux, si, bien sûr, l’interdiction était toujours en vigueur à ce moment-là. Les dirigeants ont étalé leurs lacunes au grand jour et devront assumer l’entière responsabilité de cette situation. Même si le feu vert venait à tomber à la dernière minute pour sauver les meubles, le mal serait déjà fait. Cet épisode met à nu les failles d’une direction qui semble penser pouvoir tout régler avec un chéquier, mais qui oublie que la grandeur d’un club repose avant tout sur la compétence, l’anticipation et la rigueur de ses cadres.
Mohamed. R





























