Le Bureau fédéral de la fédération algérienne de football présidé par Walid Sadi a sollicité le Collège technique national (CTN), pour se pencher sur le dossier relatif au futur sélectionneur national après la résiliation du contrat à « l’amiable » avec Vladimir Petkovic. Cette instance s’était (rappelons-le), réunie pour évaluer de manière «approfondie» le travail et son parcours au cours des 28 mois passés à la tête des Verts, avant que la FAF ne ponde un communiqué laconique, précisant la nécessité de corriger les insuffisances identifiées et renforcer durablement le potentiel de la sélection nationale.
Il reste à savoir si Walid Sadi a proposé une liste d’entraîneurs potentiels au Collège technique pour plancher là-dessus ou bien est-ce le contraire, à savoir que c’est le Collège qui a établi une shortlist de noms et qu’il a soumis au Bureau Fédéral ? Dans les deux cas, il ressort qu’aucun nom de technicien algérien de renom ne figure sur cette fameuse shortlist, ce que considèrent de nombreux observateurs comme inadmissible et réducteur envers les cadres nationaux qui ne manquent pas au pays. Ne serait-ce que pour la forme, le technicien algérien a été complètement ignoré dans la démarche de la fédération algérienne de football.
Pourtant, tous les titres gagnés jusqu’ici et les meilleures performances réalisées ont été dans la plupart du temps l’œuvre de techniciens algériens, dont la dernière et toute fraîche qualification pour la Coupe du monde féminine sous la conduite de Farid Benstiti. A ce jour, l’Algérie détient six titres : deux Coupes d’Afrique des nations décrochées, l’une par le défunt Abdelhamid Kermali et un staff à 100% algérien composé des défunts Noureddine Saadi, Mourad Abdelouahab, et également Ali Fergani en 1990, et Djamel Belmadi en 2019 ; une Coupe Afro-asiatique gagnée en 1991 sous Kermali.
On peut rajouter, une Coupe Arabe des nations de la FIFA avec Madjid Bougherra en 2021 ; une Coupe Arabe des nations féminine avec Azzedine Chih en 2006 ; et enfin une Coupe Arabe des nations U-17 sous la baguette d’Arezki Remmane en 2022. Tout comme, les médailles d’Or des Jeux Méditerranéens de 1975 et des Jeux Africains de 1978 sous la responsabilité technique de Rachid Mekhloufi, mais aussi les sacres de nos clubs avec les Abdelhamid Zouba, Mokhtar Aribi, Djaâfar Harouni, Abdelhak Benchikha et autre Mahieddine Khalef, pour ne citer que ceux-là.
Bref, ce qui est navrant, c’est que le coordinateur de ce Collège technique, employé de la fédé à 80 ans, n’est autre que Rabah Saâdane, lui-même auteur de trois qualifications en Coupe du monde (1982, 1986 et 2010). Il faut dire que les marins opportunistes changent toujours au gré de la direction des vents dominants.
– LAFORDASSE


























