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Partez à la découverte des 20 phares les plus emblématiques de la côte algérienne

Partez à la découverte des 20 phares les plus emblématiques de la côte algérienne

Sur plus de 1 200 kilomètres de côtes splendides, les phares d’Algérie se dressent comme des colonnes lumineuses défiant le temps et l’océan. De la frontière marocaine à l’ouest jusqu’aux rivages tunisiens à l’est, ces sentinelles maritimes témoignent d’un riche passé naval. Plus de vingt phares principaux, toujours en service, jalonnent aujourd’hui le littoral algérien. Leur rôle dépasse la simple signalisation maritime : ils incarnent un patrimoine historique et culturel précieux, susceptible de devenir un levier important pour le développement du tourisme côtier et culturel en Algérie.

Selon les données de l’Office national de signalisation maritime (ONSM), ce sont 22 phares qui assurent encore aujourd’hui la sécurité de la navigation en mer. Véritables monuments d’architecture, ils racontent une histoire vieille de plusieurs siècles.

Les phares de l’Ouest algérien : les plus anciens témoins maritimes

L’ouest du pays abrite les plus anciens phares d’Algérie, construits pour la plupart durant la période coloniale.

  • 1 – Le vieux phare du port de Ghazaouet (Nemours, Tlemcen) – Érigé en 1868, l’un des plus anciens du pays, faisant face au phare des Deux Rochers.

  • 2 – Phare de l’île de Rachgoun (Aïn Témouchent) – Construit en 1870, figure parmi les phares les plus emblématiques.

  • 3 – Phare des îles Habibas (Oran) – Datant de 1878, situé sur un archipel protégé.

  • 4 – Phare du cap de l’Aiguille (Oran) – Établi en 1865, à quelques kilomètres de la plage de Kristel.

  • 5 – Phare de l’île d’Arzew (Oran) – Également construit en 1865.

  • 6 – Phare du cap Ivi ou cap Willis (Mostaganem) – Inauguré en 1898.

  • 7 – Phare de Cap Colombi (El Marsa, Chlef) – Mis en service en 1954.

  • 8 – Phare de Sidi Merouane à Ténès (Chlef) – Construit en 1861, il est le tout premier phare de grande taille édifié par la France en Algérie.

Le centre du pays : un éclat architectural au cœur du littoral

Dans la région centrale, les phares combinent harmonieusement fonctionnalité maritime et valeur esthétique.

  • 9 – Phare de Cherchell (Tipaza) – Érigé en 1881.

  • 10 – Ancien phare du port de Tipaza (Tipaza) – Construit en 1867.

  • 11 – Phare de Cap Caxine (Alger) – Construit en 1868, emblématique de la baie d’Alger.

  • 12 – Phare de l’Amirauté (Alger) – L’un des plus anciens, antérieur à 1700, hors service depuis les années 1920-1930.

  • 13 – Phare du cap Bengut ou Bordj Fanar (Dellys, Boumerdès) – Construit en 1881, classé patrimoine national. Un second phare, moderne, y a été ajouté en 2010.

L’Est algérien : des phares du XXe siècle aux hauteurs imposantes

La majorité des phares de l’Est datent du début du XXe siècle. Ils reflètent l’intensification du trafic maritime de l’époque.

  • 14 – Phare du cap Corbelin (Azeffoun, Tizi Ouzou) – Érigé en 1905.

  • 15 – Phare du cap Carbon (Béjaïa) – Construit en 1906, il est l’un des plus hauts du bassin méditerranéen avec une altitude de plus de 220 mètres au-dessus du niveau de la mer.

  • 16 – Phare du cap El-Afia ou Grand Phare (Jijel) – Inauguré en 1907.

  • 17 – Phare de l’île Srigina (Skikda) – Construit en 1906.

  • 18 – Phare du cap de Fer (El Marsa, Skikda) – Établi en 1907.

  • 19 – Phare du cap de Garde (Annaba) – Construit en 1908, l’un des plus importants de l’Est algérien.

Un patrimoine maritime en attente de valorisation touristique

Malgré leur grande valeur patrimoniale et architecturale, la majorité des phares d’Algérie demeurent exclus du circuit touristique classique, se limitant à leur fonction de signalisation maritime. De nombreux experts en patrimoine et en tourisme culturel estiment qu’une intégration de ces monuments dans des offres touristiques organisées contribuerait fortement à attirer les passionnés d’histoire maritime, d’architecture et de paysages côtiers. L’aménagement de ces sites en espaces visitables, accompagnés de visites guidées, d’expositions ou de musées miniatures, renforcerait leur attractivité.

Les phares d’Algérie : des trésors maritimes oubliés

De Oran à Annaba, en passant par Alger, les phares algériens s’étendent comme des bras lumineux racontant les chapitres de l’histoire maritime et politique du pays. Bien plus que de simples outils de navigation, ils sont des témoins culturels et architecturaux qui méritent d’être mis en lumière. Valoriser ce patrimoine, c’est non seulement enrichir l’offre touristique nationale, mais aussi raviver un pan essentiel de l’identité côtière algérienne tout en stimulant l’économie locale.

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