Dans les dernières listes de personnalités consacrées à la diaspora scientifique algérienne, un nom revient avec une trajectoire un peu à part : celui du professeur Karim Chelli. Il n'est ni chercheur de laboratoire ni homme politique. Il est président-fondateur de la Canadian University Dubai (CUD), et a donc passé sa carrière à construire et à diriger des établissements d'enseignement supérieur.
Le nom prête à confusion. Il s'écrit aussi « Chelly », et plusieurs homonymes existent sur les réseaux professionnels. Cet article porte sur le dirigeant universitaire de Dubaï, cité par le quotidien El Watan parmi les membres du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l'étranger. Les informations proviennent de sources publiques : le site de l'université, ses documents institutionnels, la presse et des annuaires professionnels. Elles sont plus fournies sur ses fonctions que sur sa vie personnelle, que les sources consultées n'abordent pas.
Membres du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger noms, missions et responsabilités
On ne trouve pas non plus de parcours universitaire antérieur au doctorat (licence, master), ni de dates de diplômes. Pour un article destiné à la publication, ces éléments devraient être confirmés auprès de l'intéressé ou de l'université.
Ces chiffres viennent de la fiche Wikipédia de l'université et peuvent ne plus être à jour. Ils donnent un ordre de grandeur plutôt qu'un bilan chiffré officiel.
L'offre de formation couvre, entre autres :
Un profil de bâtisseur d'institutions
Selon El Watan, Karim Chelli est un entrepreneur innovant du secteur de l'enseignement supérieur. Avant de s'installer aux Émirats, il a exercé des fonctions de direction et de responsabilité stratégique dans plusieurs établissements canadiens. Les institutions canadiennes citées :- l'Université Laurentienne ;
- le Collège des Grands-Lacs ;
- le Centennial College.
Formation académique
Les informations disponibles viennent surtout d'annuaires professionnels (ZoomInfo, Datanyze). Elles sont à prendre avec prudence, car l'université n'a pas publié de biographie détaillée sur sa page officielle.| Diplôme | Établissement | Remarques |
| Doctorat | Louis Pasteur University (ancienne université de Strasbourg) | Discipline et sujet de thèse non précisés |
| Doctorat honorifique en administration des affaires | Mahan Business School | Distinction honorifique, pas un diplôme de formation initiale |
La Canadian University Dubai : un projet pionnier
Une création en 2006
La CUD a été fondée en 2006. Elle a obtenu sa licence du ministère de l'Éducation des Émirats arabes unis le 1er août 2006, qui l'autorisait à délivrer des diplômes de l'enseignement supérieur. Elle s'appelait d'abord Centennial University of Dubai. Elle a pris son nom actuel en devenant une institution canadienne indépendante, tout en gardant ses liens avec le Centennial College de l'Ontario. Ces liens permettent aux étudiants de poursuivre leurs études au Canada après leur deuxième année.Une première
D'après la communication de l'université, Karim Chelli a franchi un pas décisif : fonder le premier campus à l'étranger portant le nom « Canadian University ». L'idée était d'implanter dans le Golfe les standards pédagogiques canadiens, jugés rigoureux et reconnus à l'international. Ce choix répondait aussi à une réalité démographique : Dubaï compte une population très cosmopolite, et les familles d'expatriés cherchent des diplômes qui voyagent.Le positionnement de l'université
Dans son catalogue, la CUD se présente comme une passerelle vers l'enseignement supérieur au Canada. Tous ses programmes reposent sur le curriculum et les principes éducatifs canadiens. Elle met en avant la diversité de son campus, avec plus de 100 nationalités représentées. Elle est installée au cœur de Dubaï, dans le quartier de City Walk.Les chiffres clés de l'université
| Indicateur | Valeur indicative |
| Création | 2006 |
| Statut | Université privée |
| Étudiants | environ 3 000 |
| dont premier cycle | environ 2 400 |
| dont études supérieures | environ 600 |
| Enseignants | environ 100 |
| Personnel administratif | environ 50 |
| Nationalités sur le campus | plus de 100 |
| Structure académique | six écoles |
- l'architecture et le design d'intérieur ;
- le management et l'administration des affaires ;
- la communication et les industries créatives ;
- l'informatique et l'intelligence artificielle ;
- l'ingénierie ;
- les sciences de la santé, la durabilité et la psychologie.
Les responsabilités de Karim Chelli
Le titre officiel de Karim Chelli est président et vice-chancelier (President & Vice-Chancellor). Ce cumul est classique dans le modèle universitaire canadien : le dirigeant est à la fois chef de l'exécutif et chef académique. La page de gouvernance de l'université le place dans toutes les instances décisionnelles. Ses fonctions au sein de la gouvernance :- membre du Board of Trustees (conseil d'administration) ;
- membre du Sénat universitaire ;
- membre du Conseil académique ;
- président du Comité de direction (Senior Management Committee) ;
- vice-président aux affaires académiques par intérim, d'après les mêmes tableaux de gouvernance.
- fixer la stratégie de l'université et en superviser la mise en œuvre ;
- piloter les opérations, de l'administration aux programmes ;
- représenter l'institution auprès des autorités émiraties et des partenaires, dont les universités canadiennes ;
- garantir la qualité académique et l'accréditation des programmes ;
- incarner l'image de l'université à l'international.



























