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Gouvernance de la FIFA : Lise Klaveness et la Norvège déposent une plainte officielle

Gouvernance de la FIFA : Lise Klaveness et la Norvège déposent une plainte officielle

  • La présidente de la Fédération norvégienne, Lise Klaveness, a déposé une plainte auprès du Comité d’éthique de la FIFA.
  • Elle a également saisi le Comité de gouvernance, audit et conformité pour trois dossiers concernant l’institution.
  • Les 55 fédérations membres de l’UEFA se retrouvent à Berlin pour discuter de la succession d’Infantino.
  • La date limite des candidatures pour la présidence de la FIFA est fixée au 18 novembre sans concurrent officiel annoncé.
  • La bataille oppose le poids électoral des fédérations aux centres économiques majeurs du football mondial.

La saga Infantino vient de prendre une nouvelle tournure. La présidente de la Fédération norvégienne, Lise Klaveness (notre photo), a déposé une plainte auprès du Comité d’éthique et une saisine auprès du Comité de gouvernance, audit et conformité. Trois dossiers y sont concernés. Elle demande que les faits soient examinés par les propres organes de contrôle de la FIFA et que soient établies les éventuelles responsabilités. Elle pose ainsi une question plus large : les mécanismes censés garantir l’indépendance, la transparence et la bonne gouvernance ont-ils réellement fonctionné ?

Cette semaine, les 55 fédérations membres de l’UEFA se retrouvent à Berlin. La question de la succession d’Infantino et de la recherche d’un candidat susceptible de lui être opposé doit être au cœur des discussions. Pour l’instant, aucun concurrent officiel n’a été annoncé. La date limite des candidatures est fixée au 18 novembre. La Norvège arrive à Berlin avec un dossier qui dépasse désormais le simple désaccord politique. Elle vient de placer la gouvernance de la FIFA au centre du débat institutionnel. Et ce n’est peut-être pas le seul sujet qui attend Infantino.

Cependant, il serait illusoire de réduire cette bataille à une simple addition de voix africaines et européennes, parce que si l’Afrique compte 54 fédérations et son poids électoral est évidemment considérable, surtout, il ne faut pas confondre nombre de voix et poids footballistique. Même si, pour le moment, l’Europe pourrait être minoritaire dans les urnes, elle concentre une part essentielle du football mondial : grands marchés, droits audiovisuels, clubs les plus puissants, sponsors et intérêts économiques. C’est aussi là que se situe une grande partie du « pot de miel » du football mondial.

La bataille ne se résume pas à savoir qui dispose du plus grand nombre de fédérations. Elle porte aussi sur celui qui contrôle, influence ou représente les principaux centres économiques du football. C’est pourquoi Berlin mérite toute notre attention. Et pour l’heure, les pièces s’installent sur l’échiquier. Oslo a ouvert le dossier. Berlin va ouvrir le front européen. Zurich devra répondre aux questions de gouvernance. Et au Cap-Vert ?

AHMED BESSOL

Source : Foot Afrique

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